Nous échangeons avec une amie sur les scènes que nous offrent des femmes et des hommes capables de performances remarquables au
J.O.
Et à la même seconde, nous constatons que ces corps, fins ou massifs, musclés, légers, sont beaux, enviables pour certaines ou certains, mais n'éveillent pourtant en nous aucune pensée érotique.
L'une suggère qu'érotisme et sport sont peut-être incompatibles.
L'autre explique le phénomène du côté d'une recherche de perfection, alors que l'érotisme suppose un laisser aller, une invention, un imaginaire plus sauvage et naturel que l'objectif de performance aux J.O.
Quoi que.... Il y a parfois un objectif de performance dans les ébats sexuels.
.
L'une dit que notre corps ne peut à la fois être un instrument de victoire ET de plaisir sensuel.
La seconde ajoute que si le jeu du Bdsm suppose un contrôle d'un partenaire pour mieux permettre une absence de maîtrise de l'autre partenaire, l'objectif des deux est d'offrir du plaisir.
Pour parvenir à un niveau olympique, il faut une dose de masochisme certain.
J'ai idée que ce masochisme-là ne provoque pas forcément du plaisir.
.
Et comme je suis facétieuse et entêtée, je suis allée chercher dans le lexique des sports olympiques, des expressions érotiques pour un peu qu'on se laisse imaginer.
.
.
.
AVIRON
deux de couple (h. f) double sculls (m. w)
axe de la dame de nage pin of oarlock
boule de protection bow ball
collier button
compte-coups stroke meter
cadence stroke rate
fin de coup finish of stroke
zone de retour au calme cool-down area
.
.
.
ATHLETISME
Photo Armand Grundmanis
.
saut d'échauffement trial jump
phase d'accélération accelerative phase
phase d'amortissement amortization phase
phase de contact contact phase
ceinture belt
.
chemin circulaire circular path
(on passe où l'on veut après tout.)
.
chemin rectiligne direct path
empreinte trace
.
à vos marques ! on your marks !
(Ici ce serait plutôt : - à MES marques ! )
.
coup de feu de départ starting shot
accélérer la cadence increase the stride rate (to)
.
départ en position accroupie low start
(il y a des positions sensuelles, autant pour celle qui a la croupe en l'air que pour celui qui la regarde)
.
impulsion de départ initial impetus
.
poste de réhydratation drinking station
(oui, là, j'extrapole)
.
.
.
.
ESCRIME

.
attache strap
fil de corps body cord ; body wire
corps à corps intentionnel intentional corps à corps
refus d'obéissance refusal to obey
sanction disciplinaire disciplinary penalty
touché ! touch !
.
usage de la main non armée use of the unarmed hand
(j'ai une petite préférence pour cette expression)
.
allonger le bras extend the arm (to)
ambidextre ambidextrous
.
attaque par feinte feint attack
(là aussi, l'effet de suprise garantit mon émoi)
.
changement de rythme broken time
.
coup droit d'autorité insistence
(tout ce qui me plaît ! )
.
riposte du tac au tac quick return
touche reçue hit received
.
touche supplémentaire further deciding hit
(la cerise sur le gâteau, surtout quand je ne m'y attends pas)
.
.
.
NATATION
Photo Bill Tong
.
plaque de touche touch pannel
interprétation musicale music interpretation
tenir immobile (position de départ) (se) be stationary (to) (starting position)
.
prolongation du jeu prolongation of the game
(où comment savoir contraindre la partenaire à ne pas s'emballer pour faire durer le plaisir)
.
amplitude des battements size of kicks
battement à deux temps double kick
battement à quatre temps four-beat type of leg drive
battement à six temps six-beat kick
(ils sont dingues dans les piscines !)
.
entrer dans l'eau enter the water (to)
(ici c'est subliminal)
.
flamant rose renversé reverse crane
flamenco un tour flamingo full twist
ondulation du corps undulation of the body
position cambrée de surface surface arch position
.
.
.
GYMNASTIQUE

.
anneau ring
.
arçon pommel
(il est des positions désarmantes)
.
corde rope
croupe croup
dimension des engins apparatus dimension
ruban ribbon
tension des chaînes tension of chains
occupation de l'espace space occupation
.
droit de réclamation right to hand in a protest
(opération risquée mais tentante. J'aime assez réclamer, protester)
.
pose d'une ou de deux mains ; poser (n.) de mains touching the bed with one or both hands
balancement swing
croisement des cordes crossing of the ropes
double facial ; passé facial wende swing
.
envol flight
(ça se finit bien, hein ! )
.
flic-flac flic-flac
fouetté fouetté
onde du corps wave
passer les jambes sous une main flank (to)
phase d'envol preflight
pose des mains sur la croupe hand placement on the croup
.
.
.
JUDO
.

ruban blanc white tape
arrêtez le temps ! stop the time !
ceinture noire black belt
ceinture rouge red belt
chui (faute sérieuse ; avertissement) chui (caution)
durée de l'immobilisation osaekomi time (duration of hold-down)
ne bougez plus ! (sono mama !) do not move !
préposé au marquage list writer
cadence pace
contrôle en croix cross-armlock
makura-kesa-gatame (contrôle en oreiller par le travers) makura-kesa-gatame
tai-otoshi (grand renversement du corps) tai-otoshi (body drop)
tani-otoshi (chute dans la vallée) tani-otoshi (valley drop)
tapes taps
.
.
.
VOILE

bouée de mouillage anchor buoy
chandelier stanchion
cordage line
enrouleur reefing gear
grande écoute main sheet
maître-couple main frame
marque de départ starting mark
tête de mât mast head
avis de coup de vent gale warning
amarrer bord à bord (s') ; amarrer en couple (s') come alongside (to)
.
chavirer ; dessaler capsize (to)
enfourner dig in (to)
(j'aime bien ces expressions. Dès que je peux je me mets à la voile)
.
étarquer ; raidir harden in (to)
mordre jam (to)
mouiller drop the anchor (to)
nœud de chaise bowline knot
planer plane (to)
rafale gust of wind
.
.
1/ Ou comment prendre untel pour ce qu'il n'est pas :
.
La vie Parisienne et Offenbach font un ravage.
Voilà que d'aucuns demandent niaisement sur le forum connu -Docti..machin - :
.
- Ha bon ? Offenbach donnait dans le Sm ?
.
Tout cela parce que l'une des membres dudit forum avait clamé qu'elle pratiquait le SM en répondant à des annonces du journal : La vie parisienne.
Offenbach doit être content. D'autant que ça tombe bien (AÏE !). Il y avait aujourd'hui, sur la place, un orchestre avec choristes chantant du Offencbach, et moi, comme une gourde et pendant qu'il chantaient, je cherchais la fessée comme on lorgne une mouette au milieu de centaines d'autres. Pauvre O...ffenbach.
Trois mouettes se sont posées, un goëland itou, mais de fessée point et que nenni.
Rapaces et bande de têtes à claques....!
.
.
.
2/ Ou comment le langage n'est pas le plus sûr moyen de se faire comprendre :
.
"Si pudieras leer mi corazón verías el lugar en que te he puesto".
.
Tu as raison. A défaut de le dire en français à un français et que ce ne soit pas compris, autant essayer de le dire en espagnol ou en russe ou en slovène..
Demain je le tenterai en chinois, c'est d'actualité, ou en breton bretonnant et tonnant sans savoir si tu le comprendras.
.
.
.
3/ “Si tu confies au vent tes secrets, ne te plains pas s'il les révèle aux arbres.”
.
Peut-être est-ce pourquoi les femmes disent leurs fantasmes moins facilement que les hommes.
Elles ne parlent pas dans le vent.
Dans le SM, il faut être terriblement DOMinateur de soi-même, curieux, patient autant qu'aimant, pour parvenir à faire exprimer à sa partenaire les fantasmes qui la guettent ou la hantent, voire qu'elle ignore encore.
.
Les secrets ressemblent à : une confession, une révélation, un désir, un balbutiement.
Le plus beau des secrets que je connaisse est le fantasme que je ne connais pas, et qui, par ton attention, m'arrive en pleine face parce qu'un geste de toi, une envie murmurée, me l'a laissé entrevoir et s'ébaucher.
.
.
Ps : petit secret : donne-moi encore une fessée, rien qu'à nous, entre toi et moi . Rien que nous.
.
PPs : Autre secret : on parle de "fessée" par pudeur de ne pas évoquer le reste. Et oui, même dans le Bdsm, la pudeur existe. Et mieux, elle a un je ne sais quoi de troublant.
tags technorati : fessée Bdsm érotisme secret

- Tout le monde a des secrets. Même ceux qui jouent à la marelle, ou au poker, ou au bdsm. Oui, parfaitement, tout le monde a des secrets.
.
- Ben, une soumise ne peut pas avoir de secrets. Elle n'en a pas le droit, et ça irait mal pour son matricule si elle en gardait un seul..
.
- Ce que tu es naïve, toi, vraiment ! Parce que tu t'imagines qu'un mémètre peut la jouer à se prendre pour Dieu ou la voyante de la foire du trône et sous prétexte qu'il dit : "Position 19 : ouvre tes chakras, je veux tout savoir de toi", ça va marcher ?
Ca m'évoque la chanson : Tous les acadiens, toutes les acadiennes vont chanter vont danser sur les violons. Tu as déjà vu quelqu'un danser SUR un violon ?
Et bien, c'est pareil.
.
C'est comme la chanson des p'tits papiers. Il y a les faux secrets, quasi des mensonges, qu'on révèle pour dissimuler les secrets sérieux, il y a les secrets qui n'en sont pas. Ils font partie de la même catégorie. Et puis il y a les secrets d'Etat, dans quel état j'erre, des trucs comme ça, les top secrets, les secrets de la life, ceux de la première et de la seconde qu'à côté les émissions spectaculaires avec caméra branchée jour et nuit sont de la rigolade pour exhibitionnistes en déficit d'image.
.
- Je ne comprends rien à ce que tu dis.
.
- C'est normal. Mais moi je me comprends. Tout ça pour t'expliquer que moi aussi j'ai des secrets. Bdsm.
.
- Non !
.
- Siii !
Par exemple et au hasard, je t'en confie trois :
.
1/ J'aime rire avant et après, mais jamais pendant même si cela m'arrive de le faire, histoire de ne pas montrer mes troubles incandescents.
.
2/ Je voudrais me faire attacher et fouetter en pleine forêt. Bon, fantasme réalisé, et plus d'une fois. Mais après, faire l'amour, sur une couverture, juste à côté des instruments du plaisir. Va savoir pourquoi on ne l'a jamais fait. Il se mettait à pleuvoir. Il y a des trucs comme ça, incompréhensibles.
.
3/ J'ai même des secrets que j'ignore et rien ne m'amuserait plus que les jeux Bdsm me les fassent découvrir.
.
- Oui... Bon.. admettons. Tu ne te mouilles pas beaucoup là, avec ces trois secrets et puis ils ne sont pas forcément Bdsm.
- Non, mais je veux bien me faire tremper. Sinon, détrompe-toi, ils sont parfaitement Bdsm. Simplement, t'y connais rien. Et puis j'en ai d'autres, des secrets.
.
4/ Quand je parle des hypothèques posées sur mes culottes, je rigole. Hahahaha. Parce que finalement, des culottes, j'en achète autant que j'en ai envie. L'histoire de l'hypothèque, c'est un private joke que j'ai ensuite répandu sur mon Ovaire blog.
.
- Oui mais alors ce n'est plus un secret...
- Ne m'interromps pas sinon je passe une commande pour que tu en reçoives une. Si tu prêtais attention, tu saurais où est le secret. (je suis très bonne pour passer des commandes, surtout que je n'ai pas besoin d'utiliser ma carte bancaire ni mon énergie selon le principe : le plaisir, est gratuit et comble de l'économie équitable, il a aussi des périodes de soldes).
.
5/ La petite jupe verte avec deux petits plis que certains fesseurs aiment tant ne me va plus. Elle a dû rétrécir, je ne vois que ça.
.
6/ Bien avant d'être initiée à la fessée, j'avais eu un amant qui avait fini par m'avouer qu'il ne pouvait être en pleine forme de ses moyens -t'as vu, je reste politically correct- que s'il claquait le cul de sa partenaire. Il est allé se faire voir.
Mais bizarrement je me suis souvenue davantage de son souci que de lui. Et j'avais décidé de rompre quand j'ai connu mon joyeux initiateur. C'est pas bô la vie, hein !
.
7/ Il m'est arrivé d'avoir envie...
.
- Envie de quoi ?
.
- C'est un secret.
tags technorati : fessée Bdsm érotisme secret
Ou faire de la domination une arrogance délicate
.
.
Prendre chaque instant l'un après l'autre. Pincer un téton à deux doigts ou deux lèvres, voire quelques dents délicates. Sans jamais heurter ni poivrer.
Juste coucher d'une main vive et impérieuse mon corps à plat ventre sur le lit, me retourner s'il t'en dit, caresser, baiser, embraser les pointes de mes seins, ouvrir mes cuisses, m'intimer le silence, soumettre chaque bulle de ma peau à tes menottes. Au sens propre et figuré.
.
Frustrer la jouissance et m'aveugler du bandeau pour me guider vers l'anneau et m'y attacher par deux courroies.
Mes mains suspendues, m'imposer des caresses fluides et légères, d'une douceur extrême avant que brusquement, je sursaute de surprise en recevant de savants coups de fouet lancinants. Avoir ce don et cette attention permanente d’évaluer à quel rythme ma tête et mon corps supporteront nos jeux, être capable de faire une pause, d’alterner miel et citron pour faire du mélange un ensemble aimant.
.
Revenir sans que je puisse entendre, malgré tous les sens affûtés, puis me surprendre encore par quelque plug enfoui, sans hâte, puis de nouveau frôler mon dos, le parcourir de tes doigts à m'en faire frissonner, me laisser souffler, me détendre sous ces caresses que je redemande, sans plus de pudeur. Puis à nouveau, dans un équilibre parfait de douleur sucrée, entrelacer tes marques sur mon enveloppe de peau.
.
De nouveau être interloquée parce que dans un silence et une approche d'indien, tu poses délicatement une pince sur chacun de mes tétons, m'en faisant gémir d'une douleur inattendue, qui devient plaisir décuplé sous ta langue farfouilleuse, là, plus bas.
.
Puis me détacher tout aussi délicatement et m'emporter. Non, me porter, mon corps s'en trouvant déjà soumis. De cette soumission qui me laisse pantelante et nous fera jouir, ton regard rivé au mien et de nouveau le sourire aux lèvres, ébauché, égaré. Comme moi.
tags technorati : fessée Bdsm érotisme
Voilà le genre de cumulo nimbus obtenu en cliquant ici.
.
Nuage à partir duquel je me suis mise en vacances, ce qui a donné :
.
.
Si j'ai quatre lèvres, personne voit comme ça fait peu.
.
Cela avait finalement bien démarré, histoire d'une fessée surprise.
.
Martinet si joli, j'ai comme cette perte d'une foudre.
.
Tout jouit tranquillement quand Mozart dit : Culotte.
.
Quoi... derrière ? J'ai rien décidé ! Juste j'ai chanté : encore !
tags technorati : fessée Bdsm érotisme nuage
Cette année je ne pouvais prendre que dix jours de vacances. Quand on a perdu son travail, on en a finalement plus que ceux
qui en ont parce qu'il faut en chercher un.
Selon le conseil d'une amie -Tu devrais te changer les idées-, je me suis fait teindre juste avant le départ. Avec une frange.
Devenir blonde, pour changer les idées, aucun doute, ça les change.
Petite valise pleine de paréos, jupettes, bouquins, papiers, encore une jupette tiens.
.
Il fallait que je passe chez mon amie récupérer le sac à malices qu'elle m'avait emprunté.
Mais la couarde avait dissimulé ledit sac dans un casier de la gare, craignant peut-être que cela donne des idées à son mari s'il le découvrait.
.
Elle m'a emmenée à la station, j'ai récupéré le sac, bourré à craquer, et à la sortie, j'ai couru vers la voiture grise et ouvert la porte côté passager.
J'ai vu alors que je m'étais trompée de véhicule, la femme qui conduisait a ouvert la bouche aussi grande qu'un four, et confuse, je lui ai présenté mes plates excuses en reprenant vivement le
sac que j'avais jeté sur le siège.
.
Dans ma hâte, je l'ai coincé, il était si plein que la fermeture éclair a craqué, et l'inconnue a
eu le temps d'apercevoir une paire de menottes et quatre godes roses de tailles différentes.
Elle a fait : - Oh.
.
Ce : - Oh.. m'a glacé la frange, derrière laquelle je voyais mon amie tranquillement assise dans son auto, juste
derrière, écroulée de rire. Pas l'auto, l'amie.
.
.
Nous étions fin prêts pour partir en hollidays, le sac à malices négligemment coincé au milieu des valises.
Après le premier péage on a crevé. L'a fallu déposer tous les bagages pour soulever le tapis et prendre la roue de secours.
.
Comme je
n'ai pas mon CAP de secouriste, j'ai préféré lire la notice :
"Débraillez le cric, emboîter le grand au petit, pousser sans viol sous le carosse et appuyez des semelles. Dès quand la voiture se lève, déboutonnez la roue blessée. Mettrez la bonne qui secoure
et reboutonner."
.
J'adore les traductions asiaticofrançaises rédigées par Babelcar.
Nous avons tout rangé et j'ai démarré. La notice ne m'avait pas dit que je pouvais redescendre la voiture et enlever le cric. Je porterai plainte.
.
Arrivés sur le camping, assez joli mais qui le sera bien plus lorsque les arbres auront poussé, parce que là, on se croirait à la mer de sable, on nous a alloué une
zolie caravane que j'ai trouvée un peu trop au bord du fleuve. Le campigneur m'a montré les cales en bois, ça m'a rassurée.
.
Le soir,
il y avait une fête, déguisement obligé. Mon fils a été élu à l'unanimité : il m'avait piqué mon bustier et mes bas résille et a sauté à la corde de chanvre qu'il avait dégotté dans le sac à
malices, en chantant : Ha les p'tites femmes, les p'tites femmes de Paris. Tout le monde a applaudi. J'ai trouvé quand même que des mères me regardaient d'un drôle d'air. Que des
jalouses.
.
Mon fils a été chargé de vaisselle pour la durée du séjour pour avoir fouillé dans les affaires perso de sa mère. Faut
savoir sévir. En plus il avait filé les bas, parce que je n'ai pas de grande taille dans mon sac.
.

Oleg Kosirev
Le climat a fait oublier l'incident parce qu'il s'est mis à tomber des trombes. D'eau, évidemment. Durant deux jours et deux nuits.
On a eu de la chance, parce que la foudre a frappé un arbre qui s'est effondré sur la caravane des voisins. Mais la solidarité a joué, tous les campeurs ont mis la main à l'écorce. Je n'avais pas
de K-way, j'ai attrapé une broncho-pneumonie.
Le problème est que du coup, personne n'a vu que la pluie torrentielle avait amolli la terre, et cales ou pas cales, notre caravane a inexorablement glissé et plongé dans le
fleuve.
.
Il ne nous restait plus rien. Même pas un petit café. Mes culottes, je n'en avais de toute manière plus aucune, à cause des
années d'hypothèques.
Par contre, mon fils avait le sac à malice dans sa tente. Nous étions saufs.
.
Nous avons fait un pow wow. To stay or not to stay. Les
avis étaient partagés, nous étions quatre et avons démocratiquement décidé de voter à bulletin secret. Il y avait finalement cinq bulletins dans la boîte, mais je ne peux pas savoir qui a voté
deux fois. L'unanimité était pour rester.
J'ai opposé mon droit de veto, et joignant le geste à la parole, je suis allée m'asseoir à la place du conducteur, ayant pris soin de me menotter moi-même au
volant.
.
Le clan a boudé puis abdiqué. Tout le monde est monté dans la voiture. J'ai démarré dans le silence général et quelques
kilomètres plus loin, histoire d'alléger l'atmosphère, j'ai demandé à mon fils de me donner les clés des menottes. Rien à faire, il ne les a pas trouvées.
Je me suis brusquement souvenue de la femme à la gare, de la fermeture éclair qui avait explosé, et me suis rendue à l'évidence : les clés avaient dû glisser.
C'est ainsi que nous sommes rentrés, moi menottée au volant.
.
Voilà pourquoi je n'ai pas pu bloguer durant plusieurs jours.
Nick Sushkevich
tags technorati : fessée Bdsm érotisme vacances
LFFS. Juste un message : LFFS
Je ne lis pas le reste, je ne comprends pas. D'emblée je cherche, m'interdisant de lire la suite, comme un jeu.
Déjà j'aime, j'ai envie, je rêve.
L
Comme Lécher, Lier, Langue,
Loger, Limiter, Libérer,
Lanciner, Lacer, Lutiner.
F
Comme Fantaisie, Femme, Forêt,
Fièvre, Fontaine, Fourrer,
Faim, Fête, Folie,
Friandise, Fripouille, Frapper
F
Comme Faim, Feu, Foutre,
Festif, Frôler, Foutaises,
Félin, Finesse, Frémir,
Fesser, Fouir.
S
Comme Susurrer, Subir, Soumettre,
Suspendre, Sévir, Séduire,
Suave, Sentir, Saliver,
Surprendre, Sexe, Sentir, Sodomiser.
.
En réponse, j'ai ajouté au message un C.
C comme Caresse,
Claquer, Chevaucher, Chasser,
Chauffer, Couette, Clitoris.
Et puis.... En attendant Jeudi, j'ai songé aux lettres :
A- M -N

tags technorati : fessée Bdsm érotisme bondage fouet
Certains vont gloser, noter l'événement pour passer de suite à l'on ne sait quel récit.
Mais Ce 2 juillet 2008, Ingrid BETANCOURT est
libérée.
Qu'elle soit en état d'être libre.
C'est un peu de nous. De moi, de vous. Qui le serons alors.
Mais elle. Avant tout. Et d'abord.
China Hamilton
Nous étions deux couples en vacances.. En Grèce.. (Avec enfants, 10 en tout). Les deux mères que nous étions avions
décidé de prendre une journée (24 heures) de paix... mon dernier avait 14 mois et je l'allaitais encore. La préparation de cette "vacance" n'avait pas été simple... Mais les deux hommes
avaient tout fait pour nous offrir cette petite liberté.
.
Elle était (de son nom Martinet.....) professeur de musique et moi juste mélomane. Nous voulions marcher, courir, dans les montagnes grecques.....
Je venais de trouver une robe noire (invraisemblable de trouver une si jolie robe dans un village perdu).
.
Nous avons pris un autocar qui nous menait on ne savait où, on s'en fichait, cela n'avait pas d'importance : Quelques fruits, de l'eau, une brosse à
dent, un bout de savon, deux shorts (et la robe noire ! ) plus....la partition du Requiem de Mozart que nous devions produire en septembre avec un chef d'orchestre bulgare (Krysztov je ne
sais plus.. qui nous dirigerait plus tard à Saint Germain des Prés.. Un amour et un homme pour l'amour).
.
Martinet et moi. En haut d'une montagne, devant une église orthodoxe. Le tout petit village était en contrebas,
loin, si loin. Un cimetière jouxtait l’église. Nous nous sommes mises à chanter le Requiem...appuyées au rempart et le vide en dessous. Du haut de la montagne. Nous croyant seules.
.
Je portais la robe noire... Mon amie m'avait poussée à l'acheter en raison de mes yeux éblouis devant la courbe.. un coup de foudre. Martinet me
regardait, regardait la robe, et moi, je sentais que la robe me regardait.
Une toute simple, noire, sans manches, s'évasant légèrement à partir de la taille, s'arrêtant au-dessus du genou.
.
Le temps était chaud et doux.. Il y avait un vent de travers, la robe, un peu évasée, se soulevait. Je la ramenais... Se soulevait encore et je la
ramenais.. Une main tenant la partition, une autre rabaissant la robe qui s'envolait, systématiquement, régulièrement.. de quoi en perdre le tempo.
J'ai fini par céder, la laissant s'envoler, le tout donnant trois mesures sur six en culotte, effrontément blanche sur le noir de la robe.
.
A un moment, du haut de la montagne, nous avons trouvé le mouvement.
Elle et moi étions pleinement en rythme, la musique glissait, nos voix sonnaient justes et prenaient leur envol. Elle alto, moi soprano.
Que se vit-il entre deux femmes, amies, deux voix, une montagne, du rien à perte de vue, un Mozart on s'en fout mais un échange de cordes vocales à perte de vue. J'entendais sa voix, la
mienne, l'une et l'autre caressant et se griffant doucement l'une à l'autre. Comme une main ou un ton, jouant, intimant, forçant. Sous un plaisir à deux.
La vague est arrivée. Un orgasme insensé. Comme ça.... Alors qu'il était là.....(l'orgasme) et que je chantais encore pour uniquement ne pas avoir à me taire, pour éviter le couac, l’aveu
flagrant, et moi dépassée par ce qui me dépassait, la Martinet me regardait, et rose puis rouge et sans la regarder je chantais.
.
Brusquement, les portes de l'église se sont ouvertes. Une trentaine d'hommes vêtus de noir, âgés de 25 à 70 ans sont sortis lentement,
tranquillement... nous découvrant puis nous écoutant... avec étonnement, puis plaisir, puis un je ne sais quoi méangé de désir et de grâce. Nous étions en train de chanter.
Un changement dans l'air. Plus vite que je ne le dis...
Mon orgasme était là... au degré irrépressible, irréversible.
Celui, où l'on ne gouverne plus rien, plus de maîtrise. Je chantais un instant du Requiem audacieux. Cétait affreux et incroyablement délicieux.
Avec la petite robe noire. Et personne, pas même Martinet... n'a vu.
.
Je le sais d'autant plus fort que j'ai continué à chanter afin de dissimuler à tous mon émoi, avec l'intuition que c'était la seule parade, laquelle m'affolait davantage.
Je me suis vivement retournée afin de leur tourner le dos et cacher ma face, oubliant de rabattre la robe noire sur la culotte blanche que le vent exposait.
...
Nous avons cessé de chanter dès qu'une phrase de la partition l'a permis. Je ne pouvais plus alors les ignorer. J'ai levé les yeux vers
eux.
Un, puis un autre, et deux encore, silencieux, ont eu un geste de main nous encourageant à reprendre, et tous avaient le sourire aux lèvres. Nous avons refusé d’un signe de tête. J'étais
terriblement, affreusement honteuse, et cette jouissance en moi qui hurlait, serrait mon corps, mes lèvres, la sueur de mon front, ma nuque et mon cul sous la robe noire.
.
Ils nous ont salué en souriant, avec respect, un par un. Durant les quelques mesures, ils étaient restés là, plus ou moins en cercle, dans le silence, à
nous regarder, nous écouter. Ils étaient paisibles, stupéfaits, heureux.
.
.
Martinet est restée muette et gênée (la timidité... la pudeur aussi, plus le fait que –elle- savait que ma
culotte blanche s’étalait sous les regards, et qu’elle s’était gardée de me prévenir, elle me l’a dit plus tard).
Je ne sais pas de quoi j'avais l'air, étant donné la situation......... Vraiment je ne sais pas...
Je me disais, les voyant partir un à un : tu es bronzée, donc si tu es rouge, ça ne se voit pas.. ça ne se voit pas.
.
Nous nous sommes retrouvées seules, sur notre rempart, partition en main, sac à nos pieds, le vide majestueux et vert, des figuiers plus bas. Je craignais une question, un commentaire. J’ai
compris qu’égarée dans son plaisir très musical, Martinet n’avait rien vu. Elle a dit : - Bon... Où on va Mélie ?
J’ai répondu : "On va pas.. On jouit......... Pour une fois qu'on peut.. On jouit..."
.
Et mon amie a éclaté de rire : Tu n'es pas vraie".
.
Il n’y a pas de fessée dans ce souvenir. Mais il ne manquait plus qu’elle. Les sentiments et sensations vécus vont très bien avec la fessée autant que le
Bdsm.
.
Ils s’ajustent avec l’idée que je m’en fais.. Une histoire de regard, d’être vue sans voir, d’être touchée sans toucher, de non maîtrise, d’acceptation
que celle-ci est détenue par l’autre.
D'envie que cela soit ainsi et que l’autre détienne le plein contrôle des gestes et du temps, d’appréhension, de crainte folle et tremblement irrépressibles, une histoire de sentiment
ambigu qui dépasse, de réddition provoquée mais consentie, qu’il reste juste à goûter si les deux en font un art au point qu’on ne saurait lequel des deux impulse.
Et de surprise. D'étonnement jouissif de ce qui fait frémir, des pieds à la nuque, des cheveux au creux des reins. Un tout petit rien.
.
- Continue de chanter. Aurait-il dit.
Je n'aurais pas pu. J'aurais reçu la mesure d'une valse à mille temps. Jusqu'à ce que je croâsse.
.
Le détail de la culotte blanche fut aussi important que l’autre incident, celui qui m’est tombé dessus. Par surprise. C’est je crois la culotte blanche
qui a déterminé cet instant. Si j’avais su que des hommes étaient dans l’église et en sortiraient, jamais ça ne se serait produit, je n’aurais pas laissé la robe s’envoler au gré du vent.
Il est possible que le chant eut été moins beau.
.
J’attends.
J'eus pu dire : j'en tremble encore. Mais j'peux point.
.
Nous visitons un appartement. La porte d'entrée est récalcitrante. Je force un peu. A l'instant où elle cède, nous comprenons que le faux parquet en lino est gondolé.
Ce n'est pas alarmant. Je dis à mes amies que chez moi aussi, le sol vacille un peu. A dire vrai, j'aime assez cette impression de tanguer parfois sur le parquet ou les pierres. Je m'imagine
alors les vertes et les pas mûres que les murs ont entendues.
.
Sur la gauche, dès l'entrée, une porte, ouvrant directement sur une autre porte.
Magnifique.
Laquelle seconde porte ouvre sur.. les toilettes.
On imagine que l'architecte a un souci avec les bruits intimes.
.
Le coeur en fête, rien ne nous rebute non rien de rien, nous poursuivons la visite.
Un salon, une cheminée, vraie de vraie, une fenêtre qui donne sur un rosier en fleurs, des arbustes touffus. Une petite rue paisible.
Ca ondule encore un peu sous nos pas mais le bonheur est dans le pré.
.
Ici, un escalier. Un colimaçon. Celui-ci ne tangue pas.
.
Je vois mon amie s'engouffrer dans un espace noir. Sombre. Curieuse et altière. Puis j'entends un son choqué. Sa tête a heurté la dénivellation. Plus
t'avances, plus tu t'aplatis. Comme elle n'est pas soumise fut-ce même à une soupente, la voici continuant son exploration que je suis, de loin.
Tout au fond des abîmes, des toilettes. A gauche et à 5 centimètres, un pied de baignoire.
Laquelle baignoire, et quoi qu'on tente de raisonner, s'avère inaccessible. A moins de mettre les pieds dans la cuvette des toilettes et d'enjamber.
.
La troisième visiteuse écoute nos commentaires et nous voilà au bord d'effondrer nos périnéens.
.
Alors enfin sorties du labyrinthe obscur, quasi à reculons, nous admirons une chambre bois et ange puis une autre idoine. Pas de quoi se piquer la ruche
mais c'est joli tout plein, vrai parquet et murs blancs.
Enfin la dernière chambre.
La porte ne s'ouvre pas. Je baisse la poignée, mais que nenni rien à faire, ni de la bobinette ni de la chevillette.
Ca ne choit pas.
.
Me souvenant alors que la porte d'entrée nous avait posé quelques soucis, je décide de. Disons que je décide. De forcer quelque peu la nature.
A coup, un seul, de fesses auguste autant que magistral, je défonce la gâche et le chambranle avec.
Patatras et sidération.
.
Les deux comparses et moi hurlons de rire en accord et d'un seul corps. Premier temps.
Mi-temps : Nous avons failli courir aux toilettes mais nous est revenu qu'elles étaient inabordables.
Carton rouge : Durant tout le temps qui nous conduisait à l'agence afin de remettre les clés, nous avons imaginé mille versions possibles :
.
- La porte était fermée à clé. On a rien vu, rien entendu. C'est un scandale.
- La porte était défoncée mais tenait à un je ne sais quoi nous empêchant de voir. C'est un scandale.
- La porte, non ouvrable, a été fermée à clé volontairement. Si cela se trouve, s'y trouve un cadavre dedans. C'est un scandale.
Au moment de rendre les clés, mes deux amies se sont défilées. Je suis entrée dans l'agence, seule, vaillamment, ai remis les clés
en marmonnant d'un ton ferme et presqu'outré (si... c'est possible) :
- Il y a une chambre que nous n'avons pas pu voir.
(notez que le guichet était à un mètre 70 de hauteur et que je suis bien plus petite. Donc je vous laisse imaginer une main brandissant des clés sans tête, à la Guignol jouant au gendarme)
.
Et l'employée de l'agence de me dire innocemment :
- Haaaaaaaaa ! J'avais oublié de vous avertir... Une des visiteuses a emporté la clé avec elle.
.
Alors, hautaine mais modeste (si... si... c'est possible) je me suis retournée pour prendre la sortie, non sans lui montrer ce cul magnanime, qui à force et de gré, se muscla sous tant de
lanières et de paumes, au point d'un coup d'un seul, pouvoir dégommer une gâche et un chambranle à la fois.
Je suis sidérée de mon coup de fesses et ne sais pas ce que l'agence en déduira.
Voilà pourquoi j'en tremble et en chambranle encore.




