Passe temps

Mars 2006
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C'est le 1er avril. Demain je sais mais c'est comme ça qu'on prépare le poisson. Rien de plus compliqué que de faire des farces qui soient drôles pour tout le monde. Parce que c'est bien connu, une blague ne l'est que si les destinataires en rient.
Dans la rubrique SM, il n'est nul besoin de chercher loin pour voir un plein champ de poissons dignes d'avril.
 

Comment trouver Méliemelo par Google :
 
instrument erotique sm  : On ne sait jamais, il vaut mieux ajouter 'érotique'.
Un instant je me suis demandé pourquoi avait-il fallu que l'anonyme tape le mot érotique. Y aurait-il des instruments sm qui ne soient pas érotiques ? Haaaa mais bon sang mais c'est bien sûr. Il aurait pu écrire : instrument pas du tout érotique sm.Ou  : instrument à débander sm.
Bon.. finalement il a bien fait d'écrire cela, au moins il est tombé chez moi.

instrument torture sm : J'ai parlé trop vite, quelle présomption !  Là "on" a dû regarder l'émission foireuse "Le Royaume", qui n'a pas fait long feu. Mais l'idée que google oriente la recherche du monsieur sur mon blog ne lasse pas de m'étonner. Haaaaa.... tes tortures ! si, si, j'ai bien parlé de torture ici ou là. Il va être déçu le bougre.

 
la libellule au cours des saisons : quelqu'un s'est perdu. Entre Bricabrac et notre papillon, sans parler du martinet dans sa cage, il y a une classe d'étudiants vétérinaires qui a dû avoir quelque surprise. Pourvu qu'ils aient aussi eu une bonne crise de fou rire.
 
en manque de mon maitre sm quand il me parle pas : La pauvre... Ca doit être dur le sm virtuel, surtout par téléphone si l'autre est muet. Je comprends qu'elle soit en manque. Il ne lui reste plus qu'à apprendre les monologues du vagin à se réciter à haute voix, ça lui fera moins le manque qui sait...
 
dressage d'une femme : Je pense que je vais finir par conseiller au cirque Grüss une nouvelle animation.... Alexis Gruss étant maître écuyer, il n'est pas trop tard pour lui suggérer une réorientation.
 
mon canaris a un trou sous oeil : Je plains le canari et m'en vais de ce pas voir si mon King Kong de martinet a un oeil, voire un trou, et si oui, où ça, où ça.
 
horizontalite psychanalyse : Lève toi, mets-toi en position 49.3 et... à mardi 15 h place de la République !
 
l'étisme de la fessé : on ne sait pas. Vous savez ? moi pas. Soit il voulait dire : Ethique de la fessée. Soit : Esthétisme de la fessée. Soit Estime de la fessée. Enfin, le temps qu'il sache ce qu'il voulait exprimer, la fessée a déjà été donnée et il a tout râté. Encore un qui va se plaindre en criant à l'injustice.
 

Les spams : spam spam spam spam....
Je reçois comme tout le monde des envois de Lourdes. Par exemple :
 

Why go to your local drugstore ?  
Oui, why ?
Ensuite et toujours en anglais, on me demande pourquoi laisser les gens connaître ma vie intime, étant donné qu'il y a toujours des rumeurs qui courent, ensuite.
Les murs ont des oreilles... Ici Drugstore.. Les murs ont des oreilles.
Je vais aller au drugstore, j'ai très envie d'entendre quelqu'un raconter son intime life. Ensuite, je resterai around pour écouter les rumeurs :
- Psss... tu as vu ce qu'elle a demandé la cliente là ?
- Laquelle, la grande en baskets ou celle en cuissardes ?
- Les deux !... Non, mais je t'assure... Avoir le culot de demander à haute voix une brosse à dent. Si elles pensent qu'on a pas compris leur manège.. !
- Je suis d'accord avec toi. C'est écoeurant. Quelle perversion. Il y en a qui n'ont vraiment aucune pudeur.
- Pssss (là, la rumeur murmure mais heureusement je suis around) : - A mon avis, elles sont sm, la cuissarde est maso et la basket sado.

Et les deux vendeuses se mettent à chanter :- Marions les, marions les, on voit qu'elle se ressemblent !

Après, je reçois, toujours en anglais, des mails me disant que les femmes parfaites sont celles qui se débauchent avec des trucs à la main. Et de rajouter que ça rend les hommes chop-chop
Tout un programme.
J'aime bien que les américains disent des choses pareilles à propos des femmes.
C'est la femme de l'autre qui est parfaite quand elle se débauche avec des machins qu'on doit trouver dans les drugstores en racontant sa private life.
Ce qui me plaît le plus dans ce message-là, c'est l'idée de driver quelqu'un chop-chop.
Chop-chop... Chop-chop.. chop chop. Ca c'est un beau poisson.
 

"C..l-dis" est mieux que le Viagbidule parce qu'il est garanti 36 heures durant.
Pfiouuuuuuu.
36 heures...... Vite, courons acheter les 36 chandelles et hop, que je sois chop-chop. Ca promet de ces préliminaires ! Chop- chop...chop-chop !

Enfin il y a les phrases sentences : profitez mieux de votre life - Stimulez la confiance en vous - Restaurez votre intimité - Solidifier les bonds sexuels.
J'adore.
Là ce n'est plus un poisson, c'est une baleine.

Et dans le Bdsm qui n'ose se dire, voyons voir cet horoscope trouvé sur le Net  :
Verseau; Attention, les astres vous pousseront dans les orties de la polémique ! ... Il y aura de la fessée dans l'air ! Essayez de vous calmer.

M'en fiche, je ne suis pas verseau, mais tout de même haa.. ces astrologues. Non seulement ils nous charlatanent, mais en plus, ils glissent avec maestria leur dada mine de rien dans leurs prévisions. Si c'est pas du talent, abusez moi.

Et je passe la canne à pêche à Bricabrac !

Patrick Jan Van Hove

J'aime quand tu me parles tout bas à l'oreille. J'aime quand tu me demandes ce qu'on range, et je ne sais plus mais tu fais "tsss...tsss.. " quand je te dis : - Comme tu veux.
J'aime quand tout d'un coup tu me dis : je te laisse 4 minutes pour choisir les instruments, tu banderas tes yeux, te déshabilleras et mettras un plug.
Je n'y comprends plus rien mais j'aime. Je pense qu'en 4 minutes, on ne peut pas monter une falaise, en 4 minutes je n'arriverai même pas à ouvrir le sac à malices tant je suis gourde de mes doigts, surtout gourde d'émotion d'excitation ça devrait compter, en 4 minutes on fait combien de crêpes.
 
En quatre minutes je serai incapable de faire un choix parmi les instruments. Il n'y en a pas assez, je les veux tous, je n'en veux aucun autre que toi, je ne sais pas. Je ne pense à rien. Je pense juste : Quatre minutes. Et je deviens quatre minutes à moi toute seule et toute entière. Appelez-moi 4 minutes, c'est mon nom.
 
Comme je reste là, près de toi, tu me demandes si j'ai compris. Je te dis que oui, je sens que j'ai oublié un élément mais oui.
L'élément oublié était le bandeau. Je l'ai retrouvé ensuite. Je ne m'attendais pas à cela, je veux dire cette idée que tu as eue, là.
Je me lève, je vais dans la chambre. Dix secondes plus tard je t'entends me dire, calme : - Il reste 3 minutes.

Je me demande où est passée la quatrième minute. Je bûte sur ce mystère, m'obstine dessus c'en est masturbatoire. Je saisis. La quatrième minute était près de toi. Elle est passée lorsque je restais, sidérée, près de toi, cherchant des yeux dans la pièce les quatre minutes, essayant vainement de calmer ce battement stupide au ventre. C'est bien le seul battement qui ne fasse pas mal, que du très bon.
Il me reste 3 minutes ? Ca, c'est im-pos-si-ble. Il y a un trou dans le temps, je ne vois pas autre chose. Je ne suis pas restée une minute entière à réaliser que tu m'en donnais quatre. J'ai une envie terrible de revenir te voir pour t'en demander cinq. Je connais la réponse.
 
J'ouvre la valise, je mets le bandeau. Alors que je l'avais oublié, je le mets en premier. Je pense mi hilare mi tremblante : - Si j'ai le bandeau, comment pourrai-je regarder et choisir les autres instruments ?
Je m'asseois sur le lit. Ahurie.
Je me sens pressée, adrénalinée, avec une impression de courir sur place. C'est tellement frénétique qu'avec un peu de chance, si je tape du pied, là maintenant, je décolle et je m'envole.
Ce matin il y a eu..Enfin il s'est passé.  Et là, je ne sais plus. Et quelques minutes avant, je prenais la main, tu te laissais faire, je m'amusais et jouais avec notre envie. Dans ces cas-là je suis immortelle. Tu riais puis tu fermais les yeux. Et moi j'aimais. Tu parles que je prenais la main. Mais de rien. Je te dénudais, te léchais, te bienmenais. M'attendant à tout moment à ce que tu m'attrapes pour décider de la suite.
Tu riais de ma main maladroite. Une histoire de talon de chaussure. Mais c'est ma main qui s'emmêle. Tu fermais les yeux. Je me fous de tes chaussures. J'aurais voulu être aussi vive et habile que tu l'es. Aussi décisive, faussement rude, infiniment légère, surprenante.
Non. Moi je suis incapable d'enlever une botte, le talon me reste dans les mains et tu ris et plus tu ris moins j'y parviens et le fou rire me rejoint.
 

Patrick Jan Van Hove

Je t'entends me dire, tranquillement : - Il reste deux minutes.
J'ai posé la chaîne reliant deux pinces sur le lit, une bougie, un trident. Tu m'as déclaré qu'outre les instruments que je choisirais, tu y adjoindrais d'office le chat à neuf queues. J'ai mis le plug. Il ne voulait pas le plug. Forcément. Plus je voulais moins il se laissait faire. Je comptais les secondes, respirant à grands coups.
Je t'ai dit : - attends !
Tu n'as pas répondu.
Je parie que tu souriais.
 
Quand j'ai été prête, je t'ai demandé le temps qu'il me restait. Tu m'as répondu, sobrement, qu'il était dépassé. Je m'en doutais.
Tu es entré dans la chambre, a frôlé ma peau. Et puis tu as vu. J'avais le bandeau sur le front comme les snobs leurs lunettes de soleil. Tu as rabaissé sèchement le bandeau sur mes yeux. Je t'ai dit : - Je ne me souvenais plus. Je ne savais plus.
Tu as dit : -Alors tu attendras encore.
Et tu es reparti.
 
Et durant que je t'attendais, je me suis aperçue que mon extrême nervosité à l'idée des quatre minutes, délai très long et bien trop court était soeur de ma frustration et cousine de la folle envie. Je me suis mise en boule, cul en l'air, plug au vent. J'ai un truc extra. Je m'enferme dans et contre la frustration. Tout me va, je m'en vais. Rien à faire. Je sais faire.
J'avais juste un petit doute. Que tu sois plus rapide encore. C'est ce qui s'est passé.
Tu es revenu au moment où la coquille se tricotait. Je m'évadais. Une caresse de ta main le long de tout le dos m'a fait râté une maille et ramenée. Et là, je savais que je n'avais et n'aurais plus de prise. Rien pour échapper. Ni à toi ni à moi.
 
Tu as pris la corde et consciencieusement, rapidement, tu m'as enlacée des chevilles au haut des cuisses.
C'était presque insupportable comme : Je ne peux plus courir. Ni taper du pied. C'était sidérant que tu choisisses ce mode de lier alors que je m'imaginais courir deux secondes ou une minute trente deux avant.
J'ai dit bêtement : - Je ne peux plus bouger.
Ce à quoi tu as répondu calmement : - C'est fait pour.
Pluggée et entravée, tu es allée prendre un instrument que je n'avais pas choisi.
Ca c'est tout toi. La surprise, le détour, le ce à quoi je ne m'attends pas. D'abord les quatre minutes et maintenant un autre objet. L'oeuf vibrant voisinant avec un plug .
Et des choses. Je ne sais plus. Moi quand je ne vois pas, je ne sais plus.
La bougie m'échauffe. Elle me brûle sans brûler. Mais elle brûle. Me chauffe. Trop. On la dirait coulée à peau.
Tu m'assureras que non. Je te crois. J'ai envie de renifler. Une émotion mouillée, un bord de larme. C'est la première fois que cela m'arrive. Ca me sidère, c'est l'émotion, c'est ça. A cause de ce matin.
Tu dis froidement : - Voilà qui t'apprendra à retirer ma ceinture.
Ha oui c'est vrai je me souviens. Moi, pour enlever une paire de bottes, j'enlève la ceinture. C'est une logique très particulière mais je me comprends. Et je saisis mieux pourquoi la force de l'émotion.
Je te dis tout bas que justement, j'ai oublié de prendre la ceinture, je l'ai choisie parmi les instruments. Elle est dans la pièce à côté. Tu vas la chercher, elle s'envolera pour le plaisir, puis pour le désir puis pour évanouir les scories de cire refroidies.
A tous les coups elle fera exactement cela, à tous les coups, les forts, les doux, les qui font semblant et me feront sursauter. Elle m'inquiète encore.


J'entends un bruit. Je ne le connais pas ou ne le reconnais pas. Je fouille dans ma mémoire ce que mes yeux ne me disent pas.
Cela recommence. Lorsque tu m'enfermes le regard, je deviens sourde.
Je crois que j'ai peur. Mais là ça ne va plus. Parce qu'avoir peur avec toi.. Insensé.  Alors je souffle, et j'écoute. J'aspire, je respire. Et tu m'as. Ce n'est pas de la peur mais une excitation, une perdition, un affolement. Juste tout ce que tu cherches à faire. Et ça marche. Au fur et à mesure, ça marche et je lâche.

Tu m'embrouilles de la pince sur un sein, les jambes entravées serrées, le plug et le bandeau, la ceinture et tes caresses, tes suspensions en attente.
Tu me demandes tout bas : - la bougie est encore allumée... je l'éteins ?
Tu me demandes au creux de l'oreille :- La ceinture.. je la range ?
Tu me demandes, je ne sais plus et je te dis :  - je ne sais plus. Fais comme tu veux.
C'est là que tu réponds :- Tsss.. tssss..
Ha oui parce que là tu me demandes ce que je veux. Ca ne va pas si je ne le dis pas.
Alors je dis  : - Le bandeau. Tu ranges le bandeau.
Immédiatement tu enlèves le bandeau et je me vois dans tes yeux.
Et puis je ne sais plus...
Je dis : - Que fais-tu ?
Tu réponds : - Ca a une importance ?
Et au moment où je m'y attends le moins, le bandeau, tu le remets sur mes yeux. Avec une pince sur un sein.
Et là, je lâche. Je lâche et tu me tiens.

Patrick Jan Van Hove

 

Igruh Jur

L'hirondelle ne fait pas le printemps mais l'annonce. Trop tard. Il est là. Même l'hirondelle doit être maso pour recevoir trois petits coups d'bâton. Un peu plus je ferais bien un blog sur Orion, le joli mois d'avril et couvre-moi de tes fils. T'as les dents qui me mordillent comme les crocus qui poussent et je pense absurdement qu'il faut enlever la renoncule, peut-être parce que je renâcle pour que tu me ferres, forcément. Après je ne sais plus. Tu accroches une corde à la poutre, je te regarde faire mine de rien, avec un noeud là, alors que tu ne m'as pas liée encore. Tu me mets un bandeau et m'entraîne. C'est là que je ne sais plus.
 
Quand tu pinceras, tu me lècheras ensuite, juste d'une pointe de langue, à moins que ce soit d'un doigt, sous la glace de la pince.
Quand tu placeras l'autre pince, tu frôleras longuement le creux de mon dos, le long de mes bras. Et des cheveux aux chevilles je frémirai déjà, surprise que de mon désir tu en fasses un plus grand encore à l'enlacer du tien.

Et chaque fois pour chaque pince, tu me demanderas tout bas si ça va, ton oreille frôlant ma joue. Je te dirai oui. A chaque pince je dirai oui, voulant te dire : - Trop fort. Non, encore. J'aurais envie de te dire : - Fort mais juste pas assez, pour que ce soit plus fort encore. Sauf que je sens bien que tu le sais.
 
Tu lanceras le fouet et sa queue s'enroulera juste en dessous des seins pincés comme ta langue le fait si bien en d'autres lieux. Et à l'instant même où j'en espèrerai un soulagement, ton bras enroulera ma taille, tes becs se feront caresses. Une claque pour une tendresse de ta main. Deux douceurs tressées. C'est lorsque tu me balances entre chaud et froid que je pressens la vague de l'égarement.

Après tu peux m'allonger sur le dos, lier poignets aux chevilles, m'éparpiller davantage. J'ai l'air d'un papillon dans un cocon les yeux bandés. Et lorsque pince à pince, tu retires l'une et l'autre et me préviens que j'aurai un peu mal, je me tortille sous tes baisers qui déjouent tes entrées forcées.
Après tu peux me retourner vivement comme une plume affolée. Je crois que je vais décoller du lit, je ne sais plus dans quel sens je suis, tu mes les as tous surpris. Je te demanderai de me laisser la vue et tu refuseras. Deux fois. Je connais la réponse mais je demande quand même. C'est plus fort que moi, pas assez pour toi. Tu dis non et ça me va. Mais il y a un moment déjà que j'ai abdiqué. Alors, vas-y.  Pince à moi très fort.

inconnu

Soumise volontaire ou convaincue de l'être -la manipulation ayant autant de visages que de nuances- là est la question.
Il va de soi que manipuler l'autre, à coups de séduction, ce qui entre nous peut faire aussi mal que des coups de martinet, mais plus tard, plus profondément et en d'autres endroits, donc manipuler l'autre est chose probablement plus aisée dans le sm, puisque par définition, celui ou celle qui manipule se prévaudra du Sésame : - C'est entre adultes consentants.

Lequel Sésame correspond au "Le chat a neuf vies' -et pas neuf queues- ou bien 'Blesse mon clitoris d'une vigueur pas monotone' de Radio Londres. Pauvre Verlaine, je t'égratigne mais c'est pour la bonne cause.
Le jeu peut en être un si la victime est non seulement consentante mais prévenue qu'elle sera manipulée et que surtout, cela l'amuse.

Ici je lis qu'une femme demande s'il est risqué que son époux s'amuse à la cravacher sur le clitoris, le jeu en l'occurrence étant également de faire de l'escalade, je ne parle pas de varappe avec crampons sur la dame Jouanne de Fontainebleau, celle-ci n'ayant probablement pas de clitoris, enfin je n'ai pas regardé, mais de l'escalade au sens faire plus dur, plus mal.

Comme le chaperon rouge qui ne sait pas qu'il s'est engagé dans la forêt pour rencontrer un cannibale déguisé sous un blanc bonnet.
Apparemment d'autres jupons s'engagent dans la forêt pour y rencontrer un loup déguisé en petit saint de plâtre qui les fera tourner bourrique à coups de mots au point qu'elles n'oseront plus lui évoquer leurs craintes et leurs douleurs.
Evidemment, quand on lit l'histoire du chaperon rouge, nous on le sait bien que le piège s'entend à travers les branches. Mais là... Est-ce que le clitoris a eu l'occasion de donner son avis ?
Il en est tout de même, mari ou non, qui ont le sm ego-tic et pas ego-thique.

Un grand nombre de maîtres disent avoir une chienne et m'est avis qu'en fait, c'est parce que certains d'entre eux sont aveugles et ont besoin d'un guide.
Et les mêmes, s'ils bandent les yeux de leur "chienne" c'est simplement parce qu'ils n'assument pas leur handicap.

Que fera-t-il, ce mari, quand le clitoris sera anesthésié chronique ? Il tapera sur la chatte et en fera du gruyère, sur la tête et en fera une enclume ?
Il en fera une Dame Jouanne en béton insensibilisé ? Le but du jeu est-ce une médaille d'or aux  J.O du Bdsm dans l'épreuve : Toujours plus O ?

Et après.. il faudra trouver, et encore, pas sûr que cela marche, quelqu'un comme :

J'ai vu un documentaire l'autre soir. Sur les héritages. La ressemblance avec des personnes ayant etc serait pure con-incidence. J'ai juste imaginé la fin et ça m'a fait du bien.

Ils se tiennent à six, serrés devant un mur empli de petits casiers comme l'on en voit dans les consignes de gare. Ce qui est étrange, c'est qu'aucun d'eux ne se regarde. Ce n'est pas une froide ambiance. Juste un peu étrange. On les dirait ici par hasard.
Une femme en tailleur beige demande à un homme en costume de s'apprêter à noter. Elle le dit sur le ton de celui qui prend plus l'autorité qu'il ne la détient.
C'est une femme à poigne.
 
Les quatre héritiers sont comme figés, il semble qu'une palette infinie de sentiments se disputent les traits de leur visage en fondu enchaîné : impatience contenue, espoir, gêne, inquiétude, curiosité enfantine.
 
La notaire à tailleur ouvre un casier du mur, tire un long tiroir et en sort deux boîtes rondes en métal. Des boîtes de biscuits ou de bonbons. D'avant. D'il y a longtemps.
 
Une des héritières éclate de rire en découvrant les boîtes. Un rire nerveux. Comme un tic. La surprise.
La notaire, blasée, n'attendait que cela. Elle rit aussi. Un rire bêteux. De complaisance faussement complice.
Elle ouvre les boîtes, et tout en les nommant, elle sort :
- deux médailles dont une en or, une légion d'honneur -ou une médaille militaire, on ne sait trop, une petite plaque en fer blanc sur laquelle est gravée un matricule. Il y a encore la ficelle au bout de la plaque.
 
Le tailleur autoritaire demande :
- Il avait été prisonnier de guerre ?
 
Les quatre témoins restent muets. La plus âgée, celle qui a éclaté de rire, répond :
- Sûrement, la preuve...
 
La notaire dit alors,sur le ton d'un guide de musée :
- Et bien vous avez devant vous une plaque de stalag.
 
Ensuite, elle ouvre des écrins en velours, vert sombre, bleu marine, noir. Voilà des boucles d'oreilles, un collier, six bagues. Elle éparpille tout cela sur une table d'un geste négligent. On dirait qu'elle pousse distraitement l'image de la femme qui a porté ces apparâts, un jour.
Dans l'autre boîte, elle trouve une liasse imposante de billets, éclate de rire à nouveau :
- Des beaux billets de cinq cent francs.. Ha... ça faisait beaucoup d'argent. Mais là, ça ne fait plus rien, ça c'est sûr.

J'y entends quelque chose de méprisant. Une affaire pas très intéressante, qui manque d'éclat.
 
Deux héritiers sont déçus, un troisième demande :
- Ca vaut pour des collectionneurs, peut-être ?
 
Le commissaire priseur, légèrement en retrait, le bloc de papier en main, répond doucement :
- Oui. Certainement. Mais je serais incapable de vous donner un ordre de valeur.
 
La notaire sort alors de la boîte un petit trousseau de clés. Et des boutons. Rouges. Et roses.
Elle sourit et dit à la cantonnade :
- Je pense que vous n'aurez pas de mal à vous partager les boutons.
 
Voilà. Elle se tourne vers les quatre qui sont là et dont tout confirme qu'ils ne se connaissaient pas avant d'être réunis devant ce tiroir. Elle dit :
- Voici votre héritage. Il n'y a donc, comme vous pouvez le constater, aucun document, aucune lettre. L'affaire est simple. Vous héritez de...ça.
 
Au moment de sortir, la notaire en tailleur sursaute violemment et se retourne choquée.
Le plus jeune des héritiers, peut-être une quarantaine d'années, vient de lui envoyer une fessée nette, claquante, sonore et franche. Un petit pétard dans le silence.
Le tailleur est si choqué qu'il en est muet durant quelques secondes. La notaire s'écrie, outrée, saisie :
- Qu'est-ce qui vous prend !
 
L'homme lui dit alors, sur un ton tranquille, nonchalant :
- Et oui.. Vous avez pris les choses à la légère. Petits boutons, petit héritage. Toute une vie quoi. Une vie toute petite. Vous avez expédié l'affaire et en avez oublié de faire le fond de tiroir. Vous ne l'aviez pas vue la fessée cachée au fond, n'est-ce pas ?
 
Et sur un ton d'ogre qui fait peur aux enfants, il lance :
- Et moi.. je suis l'exécuteur festamentaire !!
 
Et le voilà qui s'en va, sans se retourner, tenant dans une main six boutons, deux clés et la plaque du stalag. Ca lui fait chaud au coeur, pas assez à la main. Mais content.

Diego Manuel

Il la couvrait de tout son corps, on voyait dépasser un bras, une main détendue, une autre crispée sur un coussin, deux chaussures noires et tout en haut, des cheveux épars. De temps à autre, il claquait allègrement ses fesses rebondies, et elle émettait un son entre supplication et approbation. Elle le faisait presque simultanément, sitôt la claque ayant retenti, si bien qu'on eut dit que c'était les fesses elles-mêmes qui gémissaient à voix haute.
 
La porte s'ouvrit et la femme tourna les yeux vers l'intrus, puis enfouit vivement son visage dans l'oreiller comme si ce seul geste eut permis de dissimuler son corps tout entier à l'étranger. L'homme qui la faisait jouir et jouissait d'elle sourit, caressa doucement  la nuque de la femme comme pour la rassurer et d'un ton engageant dit au nouveau venu :
 
- Mais quoi.. allons.. Entrez donc et fermez cette porte. Vous ne voudriez pas que madame attrape froid alors que je m'évertue à la réchauffer ?
 
Le jeune homme qui venait d'entrer ferma la porte rapidement mais sans bruit pour ne pas déranger la scène. Il restait là, ébahi, gêné de sentir que sa curiosité maintenant le harponnait. 
Son maître, là, tranquillement entrain de... Il n'avait jamais vu ça.
Il sursauta quand une claque, puis une autre, retentit sur la croupe déjà bien rose et relevée de la femme qui sembla ce coup-ci faire un effort démesuré pour rester silencieuse, honteuse d'émettre un son en présence d'un inconnu.
 
- Et alors, jeune homme ! Comptez-vous rester planté ici ? Qu'attendez-vous !
 
En entendant ces mots, il y eut dans la pièce deux mouvements simultanés. La femme sentait que le maître du jeune homme prenait plaisir à ce que la scène eut un témoin. Elle comprit qu'il avait prémédité la situation.

Elle eut alors un sursaut, tentant de se dégager de l'emprise, essayant de glisser hors du lit pour se soustraire à ce corps, montagne de plaisirs sous laquelle elle semblait pourtant étouffer de bonheur. Elle parvint même à poser un pied, plutôt une chaussure, sur le sol. L'étranger entrevit non sans émotion une jambe gainée d'un bas dont il avait du mal à détacher les yeux.
Mais l'essai de la dame fut récompensé par une dizaine de claques sévèrement appuyées et juste un - Reste tranquille...  presque murmuré, avec un calme qui démentait la sècheresse de la fessée.
Le maître empoigna ses cheveux pour lui signifier de cesser toute rebellion puis la fessa à nouveau sans un mot. Il sembla qu'elle s'entêtait, il giffla impérieusement le côté d'une fesse, toujours le même, attendant quelques secondes puis giflant encore la chair qui voletait chaque fois, jusqu'à ce qu'elle obtempère et replace sa jambe sur le lit.
En représailles, ses jambes à lui vinrent enfermer les siennes à elle, les serrant en tenaille. Elle émit un soupir. Elle abdiquait avec plaisir.

Au même moment, le nouveau venu traversa la pièce à grandes enjambées, essayant de ne pas marteler de ses semelles le plancher de bois de la pièce, semblant glisser et se faire oublier pour ne pas déranger le couple, soulagé de tourner le dos à la scène inouïe.
 
Puis il s'assit au piano, la partition déjà posée et ouverte sur le pupitre. Il était rouge de confusion et d'un autre sentiment bien plus ambivalent.
Il entendit alors le maître dire :
- Allez, mon garçon, prenez votre leçon !
 
Ayant noué puis dénoué ses doigts maintes fois, avec de surcroît une envie farfelue de dénouer sa cravate pour mieux respirer, le jeune homme se lança et la musique emplit la pièce.
Malgré lui et en dépit des notes qu'il égrenait, il entendait la femme, comme désinhibée par la musique, -peut-être pensait-elle qu'on l'entendait bien moins- il l'entendait gémir, respirer vivement, haleter, ne plus respirer, lâcher des petites onomatopées de surprise, de bonheur, de douleur et d'infini plaisir.
Le jeune homme en vint à imaginer que sa musique participait à l'émoi de la dame.
 
C'est ainsi qu'il prit alors une leçon très particulière, une de celles dont il se souviendrait toute sa vie, le maître ne le regardant pas une seconde, bien trop occupé à mille autres choses, mais ne cessant de lancer des :
- Ah que j'aime ce rythme !  ou bien  : - Quel sursaut, c'est magnifique !  ou encore : - Cette main est mal placée, prononcé sur un ton de léger avertissement.
Chaque fois le jeune musicien modifiait son toucher sur le clavier.
- Plus fort.. plus doux, lancé cette fois-ci par la femme. Ce que l'étudiant prit comme un ordre, et il en plaqua un accord plus viril.
Le maître disait : - Plus haut cette note ! alors le pianiste, peu à peu échauffé, pointait hardiment un Ré ou un Fa pendant que la femme piquait un cri d'oiseau sous on ne sait quelle intrusion joyeuse et autoritaire.
Le maître prononçait à voix forte : - Ne bouge pas sur ce mouvement, je te l'interdis. Il est long, un vrai plaisir, un andante, je le veux al dente. Ne bouge pas.
 
Et le jeune homme alors, ne savait plus qui était concerné par cet ordre, s'il devait suspendre ses doigts ou tenir la note, tout en pressentant par le ton à la fois joueur et pourtant ferme, qu'il ne lui était pas destiné et que, d'ailleurs, aucun de ces mots ne lui était adressé. Mais piqué au jeu malgré lui, il se mit à jouer la mesure avec ferveur.
Le maître criait : - Allegro ici ! et le piano s'emballait presque dans une panique flagorneuse autant qu'excitée.
Le maître dit : - S'il y avait un violon, je dirais bien Pizzicati et l'étudiant entendit alors la femme pousser deux petits cris aigus comme si elle venait d'être pincée.
 
Quand le morceau fut fini, le pianiste resta droit, étrangement épuisé, détendu, bouleversé, tournant le dos au maître, qui, tranquillement, lui dit alors :
- Ce fut votre première vraie leçon. La prochaine fois, je me mettrai au clavier, et je vous en prêterai un autre, bien plus.. bien plus musical. Vous me ferez le plaisir de suivre le rythme de mes mains. Sans fausse note. Cela va de soi. Ensuite, et si vous le méritez, nous jouerons peut-être un quatre mains, un petit morceau de mon invention qui s'appellera bien sûr "Coloratur".

Mars

La planète Mars était aux dernières nouvelles à 113 millions de kilomètres.
La distance à laquelle Mars frôle notre planète varie de 56 millions de kilomètres (opposition périhélique, comme celle de 2003) à 100 millions de kilomètres (opposition aphélique). Entre les deux, le diamètre apparent de Mars passe presque du simple au double.

Je pense que c'est possible, tout dépend de la manière dont on approche ledit périmètre.

Je n'y comprends rien donc j'explique ce qu'on m'a expliqué :
Périapse : Point de l'orbite le plus proche de la surface de Mars. Le terme périapse s'utilise lorsque la nature du corps central n'est pas précisée.

Oui... peut-être..En tout cas la nature du corps central, moi je peux la préciser sans problème. Ce n'est pas du domaine des physiciens peut-être, mais de la physique, oui. Cantique même.

Il paraît aussi que sur Mars, il y a fréquemment des tempêtes de poussière. J'en ai vu une autre, une tempête de lanières. Ha, celle-ci je suis la seule à l'avoir répertoriée.

Il y a également un cratère. Comme on fait dans le tourisme grande randonnée, tu me l'as fait visiter, comment te refuser cela, d'autant qu'il s'appelle le Cratère Endurance.

Donc périapse ou non, j'en déduis, ce matin, que la distance Terre-Mars n'est pas si grande que ça. Elle est même très près. Mars est à portée... de main. Je vous le dis. Je la vois. Et je peux même affirmer que ma planète Mars -oui elle est à moi- est vraiment rouge. C'est normal, Mars laisse sa trace.

En mars me lie
En mars me taille
En mars, il faut qu’on me travaille !

Je sentais bien que Mars est sm. Même le dicton le dit.

Patrice Carre  "Les dents de la mer"

Il est des gens qui ont de drôles de passions sans manquer d'humour pour autant. Je ne sais pourquoi cette photo est érotique.
Un jour, un amoureux du regard a attendu la mer depuis la falaise. Je l'imagine couché depuis là haut, mitraillant la plage, ou debout en plein vent, attendant le détail, cherchant la jupe qui dessinerait une courbe improbable.
Les vagues font ce qu'elles veulent, giflent, frappent, glissent ou caressent. Il attendait peut-être que ça se mordille entre galets et marée.
C'était signé. Rien que pour lui. La mer à Etretat et dans un drôle d'état a écrit sa lettre pour un traqueur d'images qui se trouvait là.
Des pinces d'eau épinglant les galets, pointe à pointe.
Mais ce coquin doué de l'oeil n'a pas vu mes fesses en phare jouant avec ses dents de la mer. Peut-être que ce jour-là, juste après la courbe, là-bas près de l'aiguille, tu m'épinglais autrement, écrivant sur ma peau des petits points rouges à la main qui ne manquaient pas de mordant, aussi réguliers et sidérants que cette dentelle crantée de bleu.

Ce n'est pas vrai, je n'y étais pas ce jour-là,  c'est juste un rêve éphémère causé par la magie de l'image et de son photographe.

 

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